Pierre FAURE

PIERRE FAURE

                 Pierre Faure, diacre jésuite, liturgiste, a longtemps travaillé au Centre National de la Pastorale Liturgique. Il est enseignant invité régulièrement au Centre Sèvres où il a donné des cours d'Initiation à la théologie chrétienne sur les sacrements de l'église, de Liturgie sur l'unité et la diversité des célébrations dans l'histoire et les cultures. Il y a également tenu un Atelier de liturgie, composé de plusieurs séances de réflexion sur "l'art de célébrer" et sa portée ecclésiologique. Il est ainsi l'auteur d'une étude complète sur la position de l'Église catholique sur la crémation.

A 14 ans, Pierre Faure fit la connaissance du jeune Rimaud, qui grattait déjà la guitare et faisait des chansons "mêlant poésie et mystique". Il resta très proche de lui jusqu'à son récent décès.


Quand Jésuites et liturgie se rencontrent : en 2002, des jésuites liturgistes ou intéressés de près aux choses de la liturgie de tous les pays se sont réunis à Rome pour faire le point sur le rôle que devrait avoir la liturgie dans les communautés jésuites après Vatican II. Une deuxième rencontre eut lieu en 2004 à Bangkok autour des questions de l'inculturation en liturgie, qui donna lieu à la création d'une association de droit américain regroupant tous les jésuites volontaires qui enseignent ou travaillent à temps principal dans la liturgie de l'Eglise, l'Association Joseph Jungmann pour les Jésuites et la liturgie. Keith Pecklers fut élu premier Président et Pierre Faure Vice-président. Il fut décidé de poursuivre ces rencontres au rythme de tous les deux ans à l'imitation de la société savante internationale et oecuménique de liturgie, la Societas liturgica. En 2006, Pierre Faure en est devenu Président pour deux ans

En tant que diacre, Pierre Faure s'interroge sur la signification du diacre à partir de ses actes liturgiques. Si le diacre est chargé, par exemple, de la proclamation liturgique de l'Evangile et de l'envoi de l'assemblée, c'est que son ministère se définit par ces missions. "Le motu proprio a le mérite de clarifier les choses", résume Pierre Faure, "il faut que chacun comprenne que le prêtre manifeste le Christ pasteur, tandis que le diacre manifeste le Christ serviteur".

Pierre Faure est également devenu un adepte du yoga après une pratique assidue du chant choral : "Le yoga permet à chacun d'advenir à ce qu'il est en profondeur, de s'ouvrir à la spiritualité". Pour lui, la sensation du souffle qui vous traverse le corps est d'une puissance propice à ressentir la présence de Dieu. Il considère même que, pour un croyant, il peut être une vraie aide à la prière. Mais le diacre de rappeler que, si le yoga nous met au bord de l'ouverture d'un chemin, il ne porte pas en soi de détermination religieuse. Chacun reste libre de cheminer selon ses propres balises, chrétienne, juive, musulmane, humaniste. "Seul les athées vraiment rigoureux ne peuvent pas, selon moi, pratiquer le yoga", estime-t-il, en rappelant aussi que cette pratique "nous rend d'abord plus humain, responsable de nous-même et des autres… ici et maintenant "

Au sein du Centre National de la Pastorale liturgique, Pierre Faure a coordonné le groupe de travail qui a présidé au nouveau rituel du sacrement du mariage qui rappelle, après ce qu'en a dit Jean-Paul II et en s'appuyant sur le beau texte Familiaris Consortio sur les tâches de la famille chrétienne, "que le mariage est une vraie et profonde communauté de vie et d'amour".​